Aux États-Unis, Sarkozy se rêve en apôtre de la réforme du capitalisme mondial
Après trois sommets internationaux en quatre jours, Nicolas Sarkozy passe le week-end à Camp David avec George W. Bush. Les deux hommes doivent évoquer l'organisation d'une prochaine réunion des principaux dirigeants du monde pour refonder le système capitaliste avant la fin de l'année. La crise semble galvaniser le marathonien qui pourrait toutefois être fragilisé par l'affaire DSK au FMI et l'invraisemblable perte de 600 millions d'euros par les Caisses d'épargne. Lire aussi:
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ÉvidemmentÉvidemment, l'image sera belle. Camp David, son tarmac miniature, ses voitures électriques, ses gazons impeccables, la haie d'honneur... Qu'importe si George W. Bush éprouve les pires difficultés à terminer son mandat sur une note sereine, ce n'est pas tous les jours qu'un président de la République française y est reçu. Nicolas Sarkozy ne boudera pas son plaisir. Mieux: entre Prométhée et Clemenceau, les soubresauts du monde et le rôle que les circonstances le conduisent à tenir semblent le transcender.