Entassés à près de cinquante sur les bancs de la salle des criées du palais de justice de Paris, les fameux Savoyards ont perdu de leur superbe. De retour dans la capitale pour y être jugés en correctionnelle, près de six ans après avoir perdu leur monopole historique à Drouot, les anciens hommes forts de l’hôtel des ventes font grise mine et profil bas. Après avoir littéralement tué la poule aux œufs d’or, les ex-commissionnaires ont connu de sérieux déboires. Ils ont dû verser une caution lors de leur mise en examen, certains de leurs biens ont parfois été cédés, et des assignations et autres demandes d’indemnisation pleuvent, parallèlement au procès à risques qui s’est ouvert lundi, pour trois semaines, devant la XVIe chambre correctionnelle de Paris.