Après la tuerie de Mantes, «il peut y avoir un mouvement vers l'extrême droite»

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C'est à Mantes-la-Jolie que vivait Larossi Abballa, le terroriste qui a tué lundi soir un couple de policiers à Magnanville. C'est aussi dans cette ville LR de 45 000 âmes que travaillait Jessica Schneider, l’une des deux victimes. Sous le choc de cette nouvelle attaque, les Mantais voient arriver la campagne pour l’élection présidentielle de 2017 avec méfiance. Certains ont déjà prévu de s’abstenir quand d’autres ne ferment pas la porte à l’extrême droite. 

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Sur la rive gauche de la Seine, dans le nord-ouest des Yvelines, Mantes-la-Jolie, ses 45 000 habitants, sa collégiale Notre-Dame qui surplombe le fleuve et ses dizaines de trains quotidiens vers Paris. A priori, la sous-préfecture des Yvelines a tout de la bourgade tranquille de grande banlieue. La mairie, longtemps socialiste, est à droite depuis 1995. Michel Vialay (LR) a succédé à Pierre Bédier (LR) en 2005. Ce dernier, condamné pour corruption et inéligible entre 2009 et 2013, est toujours conseiller municipal et a pris la tête du département.