Une justice à deux vitesses pour Stéphane Richard et Christine Lagarde

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Mis en cause dans l'affaire Tapie, Stéphane Richard ne se rendra pas, ce jeudi, à la convocation de la Cour de discipline budgétaire. Ses avocats plaideront le sursis à statuer. Par-delà les griefs qui sont retenus contre lui, son cas illustre les dysfonctionnements de la justice française, rigoureuse pour un fonctionnaire, accommodante pour un ministre.

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C’est un nouveau rebondissement dans une affaire judiciaire de plus en plus complexe : convoqué ce jeudi 21 janvier devant la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF), en même temps que deux autres hauts fonctionnaires, pour son rôle dans l’affaire Tapie du temps où il était le directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard va demander un sursis à statuer. Et sa demande retient l’attention. Car la cascade de procédures judiciaires dans laquelle le PDG d’Orange est emporté a un intérêt qui dépasse sa seule personne. Qu’il soit ou non responsable des fautes que la justice le soupçonne d’avoir commises, le sort qu’il connaît aujourd’hui révèle aussi certains graves et anciens dysfonctionnements du système judiciaire français.