Les cachotteries luxembourgeoises des nouveaux maîtres de «Libé»

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Bruno Ledoux vient de s'emparer de la présidence du conseil de surveillance du journal, secondé par son fidèle allié François Moulias, désormais président du directoire. Les deux hommes ont souvent eu l'occasion de travailler ensemble, en toute discrétion : le second dirige plusieurs sociétés luxembourgeoises détenues par le premier. Leur utilité exacte et leur actionnariat précis restent abscons.

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Les deux hommes qui viennent de faire main basse sur Libération se livrent depuis plusieurs années à d'acrobatiques montages de sociétés, passant par le Luxembourg et d'autres paradis fiscaux. Bruno Ledoux, l'actionnaire principal du quotidien qui s'est emparé il y a quelques heures de la présidence de son conseil de surveillance, contrôle une myriade de sociétés luxembourgeoises, montées ou gérées depuis le Panama, les îles Vierges britanniques et les Seychelles. Plusieurs d’entre elles sont administrées par François Moulias, homme de confiance de Ledoux et tout nouveau président du directoire du quotidien, en remplacement de Philippe Nicolas, brutalement débarqué lors du conseil de surveillance de mercredi.