Le 12 avril, l’Institut Pasteur a divulgué un communiqué sibyllin pour signaler la perte de 2 300 tubes contenant des fragments du virus du SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère. Cette maladie, due à un coronavirus, a provoqué une épidémie mondiale et a tué 774 personnes en 2003. Depuis le communiqué de Pasteur, qui fait état « d’un défaut de traçabilité sur certains échantillons », aucune explication n’a permis de comprendre comment les tubes avaient pu disparaître. Contacté par Mediapart, le directeur général de l’institut, le professeur Christian Bréchot, indique que « les 29 boîtes contenant les échantillons ont probablement été détruites, sans qu’on sache quand ni comment ».