Primaire du PS: l’aile gauche reste sur ses gardes

En faisant adopter à l’unanimité samedi un texte proposant la tenue d’une primaire de la « Belle alliance » en janvier, le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis semble donner des gages aux opposants à l’intérieur du PS. Mais toutes les questions ne sont pas réglées. L'aile gauche demande une primaire très ouverte, comme en 2011.

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Samedi en fin d’après-midi, le premier secrétaire jubilait, à en croire les comptes-rendus de la presse. Se décrivant lui-même comme un « fakir », homme habitué à marcher sur des clous sans se faire mal, le « fin manœuvrier » Jean-Christophe Cambadélis expliquait à qui voulait l’entendre qu’il avait parfaitement maîtrisé l’exercice consistant à dire oui à l’organisation d’une primaire qui laisse toutes ses chances à François Hollande. Longtemps réfractaires à l’idée même d’une primaire à laquelle participerait le chef de l’État sortant – encore en milieu de semaine dernière, Cambadélis réfléchissait tout haut à changer les statuts du parti pour qu’une primaire ne soit plus obligatoire –, Hollande et Valls ont semble-t-il changé d’avis. Manuel Valls, qui ne voulait pas en entendre parler, s’en fait maintenant le héraut dans les colonnes du JDD, y voyant une question de « démocratie »