Quartiers populaires: «On ne fait plus du social mais de l’humanitaire»

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Le premier est maire d’Arras, le second de Grigny. Frédéric Leturque (centriste) et Philippe Rio (communiste) sont signataires d’une lettre ouverte au président de la République qui exige que 1 % du plan de relance soit fléché vers les quartiers populaires. Crise sanitaire, économique et sociale : la situation y est intenable.

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Il y a trois ans, à l’occasion des états généraux de la politique de la ville, 150 maires lançaient l’Appel de Grigny, pour critiquer l’abandon des quartiers et des villes populaires. Certaines coupes budgétaires de début de quinquennat, notamment le gel des contrats aidés, avaient ulcéré des édiles de tous bords. Ensuite, il y a eu l’aventure rocambolesque du plan Borloo, commandé, puis enterré, avant d’être transformé en un plan Banlieue inspiré du précédent.