Notre-Dame-des-Landes: pour ou contre, l’impossible compromis

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Occultée par les attentats, le mouvement social et l’Euro de foot, la campagne pour ou contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est invisible à l’échelle nationale. Pour la première fois, des militants de base du « oui » sont apparus au grand jour.

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Loire-Atlantique, envoyée spéciale. - Une question depuis le fond de la salle. Puis une autre. Et encore une. Ne pas lâcher le micro. Occuper l’espace par les prises de parole. Ils sont deux militants du « non » dans une réunion du « oui ». Ils se battent pied à pied contre les arguments déroulés par les partisans de la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Santé, emploi, finances, sécurité : à chaque sujet abordé par les orateurs, ils lèvent la main et leur opposent les points clés de leur programme. C’est de l’obstruction participative en mode ping-pong. Autour d’eux, dans la salle municipale Jacqueline-Auriol de Bouaye, 6 500 habitants, au sud de Nantes, la plupart des 70 personnes regardent sans réagir. Un homme s’impatiente, bras croisés : « Mais à quoi ça sert ? »