Canicule et pollution: les pauvres plus impactés que les autres

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En Île-de-France, les inégalités sociales et environnementales sont étroitement liées. Les ménages à bas revenus sont sur-représentés dans plus de la moitié des points noirs environnementaux. Des chercheurs appellent à réfléchir à la vulnérabilité des habitants en dehors des pics de pollution.

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Une douzaine de degrés au-dessus des moyennes saisonnières : depuis le début de la semaine, la France subit une intense vague de chaleur. 39° lundi dans les Landes, 36,5° à Nantes et Bordeaux, 38° à Paris mercredi. Cet épisode de grand chaud est « remarquable par son intensité et sa précocité », décrit Météo France. Il est provoqué par une situation anticyclonique, due à la persistance d’une goutte froide en altitude, au niveau des Açores, qui favorise le maintien d’un dôme d’air chaud sur l’Europe de l’ouest, expliquent ses chercheurs. Mais cette canicule n’a rien d’accidentel. « La hausse de 1°C des températures moyennes que le monde endure aujourd’hui se traduit par l’augmentation anormale de plus de 10° des températures en France », a commenté l’agence de l’ONU chargée de la lutte contre le dérèglement climatique, UNFCCC.