La réforme des institutions adoptée à une voix

Par
On savait l'issue incertaine, on prédisait un écart court, il a été ridicule. Avec une seule voix d'avance, la réforme des institutions a été adoptée (539 voix contre 357), lundi en fin d'après-midi, par le Parlement réuni en Congrès, au château de Versailles. Avant le vote, Mediapart a traîné son micro dans les couloirs pour savoir les intentions des radicaux de gauche, centristes, souvenairistes, villepinistes et autres socialistes incertains.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

On savait l'issue incertaine, on prédisait un écart court, il a été ridicule. Avec une voix d'avance, la réforme des institutions a été adoptée (539 voix contre 357), lundi en fin d'après-midi, par le Parlement réuni en Congrès, au château de Versailles.

 

Côté UMP, les députés Henri Cuq, Guy Geoffroy, François Goulard, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen, Jacques Myard et le sénateur André Lardeux ont voté contre la réforme. Chez les socialistes et radicaux de gauche, les député(e)s Chantal Berthelot, Gérard Charasse, Paul Giacobbi, Annick Girardin, Joël Giraud, Jack Lang (PS), Albert Likuvalu, Jeanny Marc, Dominique Orliac, Sylvia Pinel ont voté pour la réforme. Quatre sénateurs centristes se sont par ailleurs abstenus. Lire le détail des votes ici.

 

Avant le vote, Mediapart a traîné son micro dans les couloirs pour savoir les intentions des radicaux de gauche, centristes, souvenairistes, villepinistes et autres socialistes incertains.

 

 

Quelques minutes avant l'annonce des résultats, Roger Karoutchi évoquait «d'abord une victoire du Parlement et celle des citoyens qui auront des pouvoirs supplémentaires. Ce n'est ni la victoire d'un camp, ni celle d'un clan»:

 

Député PS du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, est l'un des dix-sept signataires socialistes de l'appel du 22 mai dernier «pour la réforme des institutions» pour lire l'appel, cliquez ici (pdf, 0 B).

Avant de rentrer dans l'hémicycle, il nous expliqué ce qui, «lentement», l'a «amené à voter non», lui qui n'était pas hostile à la réforme «telle qu'elle a été envisagée il y a un an»:


Il s'exprime également sur la proposition de Nicolas Sarkozy de garantir un droit de réponse à l'opposition.


Le député villepiniste du Morbihan, François Goulard, nous a réaffirmé qu'il ne pouvait pas «voter une réforme qui est présentée comme une modernisation de nos institutions, ce qu’elle n’est pas». Il a également confié avoir été contacté par la conseillère en communication de Nicolas Sarkozy, Catherine Pégard.


Au centre des débats depuis quelques jours, les radicaux de gauche ont voté majoritairement pour la réforme, à l'image de Gérard Charasse, député de l'Allier. «Je voterai pour la réforme par conviction, car même si ce n’est pas le projet que nous souhaitons, les radicaux sont fidèles au projet de sixième république», a-t-il déclaré avant le vote:

 

 

Il explique pourquoi il est passé de l’abstention au "oui". Et répond aux accusations d’achat des voix des radicaux par l’Elysée.


Enfin, il a évoqué ses «amis socialistes»:

 

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale