Dans les Ehpad, en plus du Covid, des «morts par glissement»

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Dans les maisons de retraite, le coronavirus ne coûte pas seulement des vies. Chez les survivants de la première vague, il a provoqué une dégringolade physique, psychologie ou cognitive. Les études manquent encore pour le documenter, pas les témoignages de familles ou de soignants.

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«J’ai quitté ma mère sur ses deux jambes. Je l’ai retrouvée en fauteuil roulant après le confinement. Il n’y a plus rien d’elle, c’est devenu une coquille, soupire Sandrine, dont la mère réside dans un Ehpad de l’Essonne. Elle ne me reconnaît plus. Avant, j’avais des sourires, ses yeux brillaient. Son Alzheimer s’est accéléré fois dix, je n’ai plus personne en face de moi. »