Justice: le pouvoir nomme ses procureurs à quatre mois de l'élection

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Les syndicats de magistrats et le PS dénoncent des nominations partisanes parmi les quatorze procureurs généraux qui viennent d'être nommés ou sont sur le point de l'être. La plus contestée est celle d'André Ride, qui s'était distingué lorsque Rachida Dati était ministre, et qui est bombardé procureur général de la cour d'appel de Bordeaux, où est instruite la très sensible affaire Bettencourt.

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Visiblement, le gouvernement n'a pas entendu le cri des procureurs de la République, qui ont demandé plus d'indépendance le 8 décembre dans un appel inédit. Pas plus qu'il ne semble avoir compris les différents appels à un changement de statut du parquet après la condamnation de Jacques Chirac le 15 décembre. Tout au contraire, une vague de nominations sans précédent se mitonne discrètement dans la haute magistrature, qui est vivement dénoncée par le PS et par les syndicats de magistrats.