Le travail du dimanche peine à s'imposer

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Le travail du dimanche est l’un des symboles de la loi Macron. Six mois après son adoption, les couacs se multiplient sur la mise en œuvre. Dernier en date, l’accord signé à la Fnac, dénoncé par les syndicats majoritaires. 

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La direction de la Fnac, comme l’y autorise la loi Macron, souhaite ouvrir 52 dimanches par an ses magasins situés en zones touristiques internationales. Mais pour ça, il lui faut un accord d’entreprise. Afin de gagner l’adhésion des salariés, la direction a mis sur la table douze dimanches payés triple et quarante payés double, selon le porte-parole de l’enseigne qui s’exprimait dans L’Express, la prise en charge des frais de taxi pour qui travaillera tard le soir ainsi qu’une partie des frais de garde. Pour les ouvertures occasionnelles, dites « du maire » (soit 12 dimanches par an au lieu de 5 avant la loi Macron), la majoration s’élèverait à 100 % avec repos compensateur. La direction s'engage par ailleurs sur un volontariat « réversible » pour les salariés, conclu pour des périodes de trois mois.