Cette semaine dans «A l’air libre»

Cette semaine, dans « À l’air libre », des enquêtes, des reportages, des interviews… et, surtout, un ton que vous n’entendrez pas ailleurs.

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Nommer les choses. Choisir ses mots. Dans « À l’air libre » cette semaine, point de concours d’éloquence mais la simplicité du verbe.

Comme l’interview mercredi de Michel Zecler, le producteur de musique roué de coups par la police deux mois auparavant et dont les images ont fait le tour du monde. « Je ne suis pas un “sale nègre” », répond-il aujourd’hui aux policiers, la voix grave mais aussi un peu chevrotante, encore sous le choc de son interpellation. Autre histoire de violence policière, autre voix : celle de Debora A. qui a perdu son bébé à naître lors d’une interpellation. Encore. « Je veux une justice pour ma fille. »

« On est en train de crever. » Tel est le cri d’alarme lancé par Stéphane Turillon mardi. Ce restaurateur du Doubs n’en peut plus. Tout comme les étudiants interrogés le jour même dans un autre reportage. Pour le psychiatre Franck Enjolras, la situation est grave. 

Nommer les choses a toujours une portée politique. Lundi, le député insoumis du Nord, Ugo Bernalicis, faisait le point sur le projet de loi visant à renforcer les principes républicains, anciennement loi « séparatisme ». Un projet « opportuniste et démago », selon le député. Sur notre plateau, Valentine Zuber, historienne, est certes plus mesurée, mais souligne les dangers d’un texte qui pourrait bien faire ressurgir certains vieux démons de la droite. 

Et quels mots pour qualifier Emmanuel Macron et ses coups de boutoir sur nos libertés ? Pour l’avocat et membre de la LDH Arié Alimi, ce pouvoir est tout simplement « cynique et autoritaire »

Est-ce mieux de l’autre côté de l’océan Atlantique ? L’historienne Maya Kandel était mercredi, jour d’entrée officielle en fonction de Joe Biden, sur notre plateau. Point positif : Biden va être poussé sur sa gauche par sa courte majorité à la Chambre des représentants. Point négatif : Biden est « un peu le Chirac américain », avide d’équilibres qui ne froisseraient personne dans la droite modérée. Biden a d’ores et déjà remis l’Amérique sur les rails de l’Accord de Paris. On verra s’il met des actes derrière ses mots.

Christophe Gueugneau

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