L'ultimatum nucléaire qui pèse sur la France

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Pour ramener à 50 % la part du nucléaire dans son mix électrique en 2025, la France doit revoir de fond en comble sa politique de retraitement de déchets atomiques. Sinon, elle risque de se retrouver avec un énorme stock de plutonium sur les bras, alerte un expert indépendant.

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Si la France veut ramener la part du nucléaire à 50 % dans son mix électrique (contre 75 % aujourd’hui), comme l’a promis François Hollande pendant sa campagne électorale, elle doit revoir de fond en comble sa politique de retraitement de déchets atomiques, estime le consultant en énergie Mycle Schneider, couronné du prix Nobel alternatif en 1997 pour ses travaux sur le plutonium. Concrètement, l’usine d’Areva de La Hague devrait cesser de séparer le plutonium des déchets, opération qui lui permet de fabriquer du MOX, un carburant composé d’uranium et de plutonium, dès 2019, sous peine de se retrouver avec d’énormes stocks sur les bras.