Les fonctionnaires défilent pour ne pas devenir des «espèces menacées»

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La manifestation pour la défense de la fonction publique, le 22 mai dans toute la France, n’a pas fait le plein, malgré la présence de l’ensemble des syndicats dont la CFDT. La grève a été plutôt bien suivie. Les fonctionnaires s’impatientent devant les demi-annonces et les ballons d’essai lancés par le gouvernement sur leur statut et leur rémunération.

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Leur présence côte à côte est si peu fréquente qu’elle a en soi valeur de symbole. Ce mardi 22 mai en début d’après-midi, pour la première fois depuis 2010, les dirigeants des neuf syndicats représentatifs de la fonction publique étaient présents au départ de la manifestation parisienne de défense des fonctionnaires et des services publics, allant de République à Nation. Le 18 octobre dernier, les neuf mêmes syndicats avaient défilé ensemble, pour les mêmes motifs, mais la plupart n’avaient envoyé que leurs numéros deux. Cette fois, les leaders de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires, habitués des défilés, étaient aux côtés de ceux de la CFDT, de l’Unsa, de la CFTC, de la CFE-CGC et de la FA-FP. Même Laurent Berger, qui théorise le fait que les manifestations sont rarement efficaces, avait fait le déplacement, et posé – pas plus d’une minute – auprès de Philippe Martinez, son homologue de la CGT.