Lubrizol : l’État minimise la pollution

Par

Presque deux ans après le grave accident industriel à Rouen, la puissance publique sous-estime l’ampleur de la contamination. Des mesures de pollution ont été dissimulées alors qu’elles auraient permis une surveillance sanitaire, selon les documents et témoignages recueillis par Mediapart.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est le plus gros accident industriel en France depuis 20 ans et, officiellement, il n’a pas contaminé l’environnement. Presque deux ans après l’incendie de l’usine Lubrizol et de l’entrepôt de Normandie Logistique à Rouen (Seine-Maritime), où 10 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée, l’État assure qu’il n’existe pas de « contamination en lien avec l’incendie » qui soit « différenciable d’une pollution industrielle historique ».