Moins de place pour les syndicats dans l’entreprise

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La CFDT et la CGT se retrouvent au moins sur un constat: les ordonnances organisent le contournement des représentants syndicaux dans l’entreprise. Ce qui les menace directement.

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Le changement de ton est manifeste. Ce vendredi 22 septembre sur RTL, quelques heures à peine avant la signature par Emmanuel Macron des ordonnances réformant en profondeur le code du travail, Laurent Berger a critiqué l’exécutif. « Nous sommes en désaccord avec ses ordonnances, y compris sur sa conception du dialogue social », a déclaré le dirigeant de la CFDT, se plaignant d’un gouvernement qui ne l’a « pas suffisamment » écouté et qui entretient « une forme de défiance du dialogue social au sein des entreprises ». Trois jours plus tôt, Laurent Berger avait cosigné une tribune acide avec les leaders de la CFTC et de l’Unsa, où il déclarait que les ordonnances « déséquilibrent » le code du travail « au détriment des salariés ». Il appelait le gouvernement à « ajuster les ordonnances et les décrets d'application qui viendront », afin de garantir un dialogue social de qualité.