Bidonvilles expulsés à Montpellier : la politique « bulldozer » du préfet détruit tout sur son passage

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Au cours des derniers mois, à Montpellier, plusieurs bidonvilles ont été touchés par des incendies, puis évacués sur décision du préfet de l’Hérault, sans préavis, réduisant à néant le travail social mené par les associations auprès des populations vivant sur place. Après la dernière évacuation, jugée « illégale » par les associations, le préfet a pointé du doigt les habitants, déclarant qu’ils ne vivaient « que de rapines et d’agressions ».

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Montpellier (Hérault).– Devant la préfecture de l’Hérault, à Montpellier, Cosmin reste d’abord silencieux, attentif au discours de l’un de ses amis. Vendredi 17 septembre, ils sont une trentaine de jeunes adultes, accompagnés de leurs enfants et de divers représentants du monde associatif, à s’être déplacés place du Marché-aux-Fleurs pour dénoncer l’évacuation du bidonville Zénith 2, dans lequel ils vivaient depuis plusieurs années. « À Montpellier, les Roms sont expulsés par le feu », lâche d’emblée Sophie Mazas, avocate et présidente de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) de l’Hérault, tandis que les anciens habitants du bidonville acquiescent de la tête.