«Sécurisation de l'emploi»: les deux inconnues du Parlement

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Plus que donnant-donnant, l’accord du 11 janvier 2013 sur le marché du travail paraît gagnant pour le patronat, perdant pour le salarié. Impossible à transposer en l'état car il comporte nombre de flous, de blancs et d’incertitudes juridiques, il promet d'être un véritable casse-tête pour le législateur. Sans compter les crispations prévisibles à la gauche du PS.

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L'accord national interprofessionnel (ANI) sur la réforme du marché du travail (que vous pouvez découvrir dans son intégralité ici), signé à l'arraché le 11 janvier dernier, « n'enthousiasme pas tous les socialistes que je croise, loin de là, et je pense qu'il serait sain qu'on laisse le parlement débattre ». Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a mis samedi 26 janvier les pieds dans le plat. Car depuis l'accord patronat-syndicats, l'aile gauche du Parlement, et même celle du PS, n'en finit pas de faire savoir son désaccord sur un texte jugé déséquilibré « en faveur du patronat »« Ils voteront pour cet accord », veut se rassurer Bruno Le Roux, patron des députés socialistes, qui ajoute tout de même : « ils devront... »