Attentats: la petite musique du pouvoir

L'attentat déjoué de Villejuif, où deux églises semblaient visées, est une nouvelle occasion pour le gouvernement de souligner qu'un attentat peut se produire à tout instant. Une stratégie de communication qui permet aussi de justifier son agenda sécuritaire.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Un attentat déjoué justifie le vote de la loi renseignement : c’est le message que répète l’exécutif depuis mercredi 22 avril, et l’annonce de l’arrestation d’un étudiant en informatique, meurtrier présumé d’Aurélie Châtelain, une jeune femme de 33 ans. Mais aussi soupçonné d’avoir préparé l’attaque de deux églises catholiques. Depuis les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher de la porte de Vincennes, le gouvernement a opté pour une stratégie claire. Il répète que la France est confrontée à des menaces inédites et laisse entendre qu’un attentat peut se produire à chaque instant. Un récit martial, martelé par un pouvoir socialiste, qui déclencherait sans doute les cris d’orfraie de la gauche si elle était dans l’opposition.