A Evreux, l’hôpital psychiatrique paye dans la violence le prix de son sous-financement

Par et Pierre Michel Jean (photos)

Des mineurs mis des jours entiers à l’isolement, pour les protéger des adultes ; des soignants soumis aux coups, insultes et attouchements des patients. L’hôpital psychiatrique d’Évreux tangue par manque de moyens humains. Le personnel prévoit de camper devant l’établissement fin juin.

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Si l’on balaye les lieux du regard, tout est calme. Le Nouvel hôpital de Navarre, établissement psychiatrique d’Évreux en Normandie, a été rebâti à neuf il y a six ans. Les unités d’admission et d’hospitalisation de long cours s’enroulent, pimpantes, dans un parc au cordeau, cachées par des bâtiments de brique rouge datant de l’époque asilaire. Seul symptôme d’un trouble, deux banderoles accrochées aux grilles de l’entrée. Mais dans un pays agité depuis des semaines par une grève massive des urgences, le signal est faible.