Un droit de réponse d’Hubert Védrine

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À la suite de la publication de notre entretien avec l’artiste franco-rwandais Gaël Faye, le 11 juillet 2021, Hubert Védrine nous adressé un droit de réponse.

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À la suite de la publication, le 11 juillet 2021, de notre entretien avec l’artiste franco-rwandais Gaël Faye, Hubert Védrine nous adressé un droit de réponse, daté du 15 juillet. Nous le publions ci-dessous.

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Mis en cause dans l’article « Gaël Faye : “Je ne passe plus pour un fou quand je dis que la France a une responsabilité dans le génocide au Rwanda” » publié le 11 juillet 2021 dans Mediapart, Hubert Védrine entend exercer son droit de réponse :

1. Hubert Védrine se borne à rappeler que l’intervention en 1990 a permis le compromis des Accords d’Arusha en août 1993, après quoi, la France a quitté le Rwanda comme le demander Paul Kagamé et une force des Nations Unies, la MINUAR, a été mise en place. En 1994, la France est le seul pays à s’être dit prêt à revenir pour mener une mission humanitaire dans le cadre de l’opération turquoise sous l’égide des Nations Unies.
Hubert Védrine n’a pas démissionné de sa fonction de Président des Rencontres d’Arles. Il a été réélu le 26 mai 2021 par le Conseil d’Administration, qui a également renouvelé le mandat du Bureau.

2. Il n’existe pas de « grille de lecture » de Hubert Védrine. Il se contente de rappeler la politique de la France qui a permis la conclusion des Accords d’Arusha et tenté de mettre un terme à la guerre civile.

3. Hubert Védrine cite souvent une vingtaine de spécialistes de l’Afrique, occidentaux ou africain, dont aucun ne nie le génocide, et qui considèrent que la France n’est ni complice ni responsable, dont Michela Wrong, auteur de Do Not Disturb : The Story of a Political Murder and an African Regime Gone Bad, encensé par The New York Review of Books et le Financial Times. En 2001 et 2002, lorsqu’il était ministre des affaires étrangères, Hubert Védrine a rencontré Paul Kagamé.

4. Le rapport Duclert écarte la complicité de la France et ne trouve rien à redire sur l’action d’Hubert Védrine comme Secrétaire général de la Présidence à l’époque du génocide. En demandant à Hubert Védrine de cesser de s’exprimer, Gaël Faye pratique, quoi qu’il en dise, la « cancel culture ».

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