Après les «casseurs», le gouvernement cible les «bloqueurs»

En décrivant les blocages de raffineries comme une « prise en otage » des Français, et en lançant plusieurs opérations de police pour débloquer raffineries et dépôts de carburant, le gouvernement privilégie le recours à la force et use de la même stratégie que la droite en 2010.

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Après l’option « pas de panique », l’option « pas de pitié ». Tôt mardi matin, le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens pour déloger les grévistes CGT qui bloquaient le dépôt de Fos-sur-Mer. Mais loin d'entraîner la levée des blocages, cette action a, au contraire, provoqué l'élargissement du mouvement : huit raffineries sur huit sont désormais en grève (lire ici l’article de Mathilde Goanec sur les blocages en cours).