L'arbitrage rendu le 7 juillet par l'ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, l'avocat Jean-Denis Bredin, et l'ancien président de Cour d'appel, Pierre Estoup, en faveur de Bernard Tapie (voir la sentence sous l'onglet "Prolonger"), alimente une controverse politique qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Pour de nombreuses raisons qui sont déjà connues: parce que le tribunal arbitral a alloué la somme mirobolante de 395 millions d'euros à l'ancien homme d'affaires; parce que le Consortium de réalisation (CDR) -la structure de défaisance publique qui a repris les actifs pourris de l'ex-Crédit Lyonnais- a renoncé à s'en remettre à la justice ordinaire, alors qu'il venait de remporter une victoire décisive en Cour de Cassation, pour s'en remettre à une justice privée arbitrale beaucoup plus aléatoire; parce que cette décision a été prise par le CDR, comme l'a révélé Médiapart, sur instruction de la ministre des finances...