Roms: la haine déferle et Valls souffle sur les braises

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À six mois des élections municipales, le défouloir anti-Rom est ouvert. Les élus de tous bords multiplient les propos haineux. Loin de calmer les choses, le ministre de l'intérieur répète à l'envi que cette population a « vocation » à retourner en Roumanie et que seule une minorité souhaite s'intégrer en France.

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À l’unisson, les élus locaux de tous bords se sont passé le mot pour faire des Roms les principaux responsables de leurs difficultés. En quelques semaines, sur un fond d’hostilité préexistant, ils ont créé un “problème rom” en France. Chômage ? Fermeture d’usines? Pouvoir d’achat ? Inégalités ? Santé ? Non, le problème, d’après eux, ce sont les Roms. Cette population de citoyens européens démunis, dont le nombre est estimé à 20 000 en France, un chiffre stable depuis une décennie selon les chiffres officiels, cristallise le débat public au point de devenir un sujet médiatico-politique incontournable.