Entre Le Pen et Macron, la droite joue avec le feu

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Le second tour de la présidentielle divise la droite entre les partisans d’un appel à voter Macron, ceux qui préfèrent s’abstenir et ceux qui se disent prêts à voter FN. Confrontés à l’extrême droitisation d’une large partie de leur base, nombre d’élus LR craignent de voir Marine Le Pen l’emporter.

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Quelques mots et puis s’en va. Lundi 24 avril, en fin d’après-midi, François Fillon a assumé sa défaite devant le bureau politique de LR et reconnu ne plus avoir la « légitimité » pour conduire la campagne des législatives. Sans pour autant se remettre en question. « Ma victoire aux primaires avait enclenché une grande espérance. Elle a été brisée par un pilonnage intensif dont l’ampleur restera dans les annales des campagnes présidentielles, a-t-il affirmé face aux élus et aux cadres du parti. Je vais redevenir un militant de cœur parmi les autres. Je vais devoir penser ma vie autrement, panser aussi les plaies de ma famille. » Avant de conclure la lecture de ses notes d’un simple : « Au revoir et bonne chance. » Et de quitter les lieux, sous des applaudissements polis.