Le curieux destin d'une plainte contre l'empire Rivaud-Bolloré

Par

Micheline de Rivaud a porté plainte en 2011 pour contester les conditions dans lesquelles s’est faite la succession de son père, l’écartant du contrôle du groupe Rivaud. Le dossier, pourtant « classé sensible », a d’abord été égaré. Maintenant il est oublié. La justice ne semble guère pressée de faire la lumière sur un dossier au cœur de l’empire Bolloré.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est fou le désordre qui règne au Palais de justice ! Les dossiers n’arrêtent pas de se perdre : ainsi de la plainte avec constitution de partie civile déposée par Micheline de Rivaud. Depuis des années, l’héritière du groupe Rivaud conteste les conditions dans lesquelles a été organisé l’héritage de son père en 1971 et estime avoir été lésée notamment au profit d’un autre héritier, le comte de Ribes (voir Rivaud : à la recherche de l’héritage perdu). En mai 2011, elle a déposé plainte pour recel et complicité de recel auprès du Parquet de Nanterre, alors dirigé par Philippe Courroye.