«Déradicalisation» des djihadistes: la France progresse à tâtons

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Longtemps adepte du tout répressif, le gouvernement investit des millions d’euros dans des outils de détection et de prévention de la radicalisation djihadiste. Pour cela, il mise, entre autres expérimentations, sur l’élaboration d’un « contre-discours » religieux. Quitte à vouloir, dans les paroles, différencier le « bon » du « mauvais » islam.

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Quoi de commun entre une jeune fille partie en Syrie « faire de l’humanitaire », un converti décidé à participer à l’édification d’un califat et un petit délinquant radicalisé au terme d’un séjour en prison ? Pas grand-chose. Le gouvernement le sait mais tente, depuis 2014, de trouver un remède à ces itinéraires. Objets de toutes les inquiétudes: les 1 800 Français impliqués selon le ministère de l'intérieur dans les filières djihadistes dont 900 auraient rejoint les terrains de guerre en Syrie et en Irak.