Sarkozy, le révolutionnaire d'opérette

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Sur un ton radical, avec des accents souverainistes, Nicolas Sarkozy a dénoncé, jeudi 25 septembre, lors de son discours de Toulon, les excès du capitalisme financier. Mais quand il en est venu à énoncer des propositions concrètes, le ton, soudainement, est devenu beaucoup plus flou ou elliptique. Lire également notre article: le projet de budget 2009 présenté aujourd'hui ignore l'ampleur de la crise.

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Quand en 1995, à la veille de l'élection présidentielle, le candidat Jacques Chirac avait construit un étrange programme, écrit pour moitié par l'hétérodoxe Philippe Séguin, flanqué d'un conseiller encore inconnu, Henri Guaino, et pour l'autre moitié par le très libéral Alain Madelin, et qu'il avait ensuite battu la campagne, appelant un jour à réduire la fracture sociale, le lendemain à réduire les déficits publics, il s'était attiré à juste titre les moqueries des humoristes. Sur un registre dont on se souvient : imprévisible Jacques Chirac! Il était devenu le fils spirituel de Margaret Thatcher et de Georges Marchais.