Procès Pérol : un jugement cousu aux petits points

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Le pantouflage et les conflits d’intérêts ont encore de beaux jours devant eux. Au terme d’un long procès, le tribunal correctionnel a relaxé François Pérol, ancien secrétaire adjoint de l’Élysée, devenu président de la BPCE, accusé de prise illégale d’intérêt. Le parquet national financier fait appel.

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Il en est ainsi puisque la justice le dit : avoir été secrétaire général adjoint de l’Élysée, même du temps de l’hyper-présidence de Nicolas Sarkozy, ne conférait aucun pouvoir de décision, aucun pouvoir d’influence. La 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris s’est ralliée, sans nuance, à la version des faits présentée par François Pérol, tout au long d’un très long procès : il n’avait été qu’un « petit Chose », transformant son office en bureau des pleurs, écartant les solliciteurs et les importuns mais ne prenant jamais une décision. Elle a relaxé, le 24 septembre, le président de la BPCE de toute prise illégale d’intérêt pour avoir accepté la présidence de la BPCE, après avoir supervisé la fusion et le renflouement de l’établissement bancaire à l’Élysée (le jugement complet est à lire dans l’onglet Prolonger).