Présidentielle: Hollande embourbé, Valls accélère

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Les répercussions du livre « Un président ne devrait pas dire ça… » n'en finissent pas de miner l'éventuelle candidature du président sortant. Son premier ministre s'engouffre chaque jour un peu plus dans la brèche, passant d'une loyauté à François Hollande à une loyauté à sa famille politique.

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Survivre à la déroute hollandaise. Depuis la sortie du livre des journalistes du Monde, « Un président ne devrait pas dire ça… », les chances du président de la République de prétendre à un nouveau mandat, déjà réduites auparavant, apparaissent quasi nulles. Chez les socialistes, tout le monde cherche le plan B. En se posant publiquement en recours « au cas où » dès la fin août à Colomiers, le premier ministre Manuel Valls a un temps d’avance. Que ces derniers jours ont encore accentué, samedi à Tours, où il participait à une université de l'engagement du PS, et lors son intervention ce mardi devant le groupe PS de l’Assemblée. Tous les vallsistes le disent, en off ou en on : « La situation a changé. » Le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, ou le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, sortent eux aussi de leur réserve.