Michèle Alliot-Marie visée par la plainte d’un réfugié tunisien

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Un réfugié politique tunisien a envoyé vendredi une plainte pour «abus d'autorité» et «mise en danger», visant explicitement l'ancienne ministre. Alors qu'elle était aux affaires étrangères, ses services avaient transmis la demande d'extradition de Faouzi Mahbouli, pourtant menacé dans son pays. C'était en décembre 2010, quelques jours avant le départ de la ministre pour ses vacances tunisiennes. MAM jure avoir appliqué une procédure «habituelle».

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Michèle Alliot-Marie n'en a pas fini de la Tunisie. L'ancienne ministre des Affaires étrangères, contrainte de démissionner après les révélations sur ses vacances tunisiennes, est aujourd'hui visée par une plainte déposée par un ancien réfugié politique. Il a failli être extradé dans les dernières heures du régime de Ben Ali, avec l'aval du Quai d'Orsay, et ne doit son salut qu'à la révolution.