Muriel Pénicaud valide le licenciement d’un syndicaliste, contre l’avis de ses services

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La ministre du travail vient de donner raison à La Poste, qui souhaite licencier Gaël Quirante, l’un des responsables du syndicat SUD et figure du mouvement social. La procédure a été refusée à quatre reprises par l’inspection du travail, qui juge que le licenciement est lié aux activités syndicales du militant.

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La mauvaise nouvelle est arrivée au tout dernier moment. Mardi 20 mars, la ministre du travail Muriel Pénicaud a décidé d’autoriser le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD-Poste dans les Hauts-de-Seine. L’intéressé l’a appris samedi 24 mars, en allant chercher le recommandé qui lui était destiné. C’était la quatrième fois que La Poste demandait son licenciement depuis mars 2007, et l’inspection du travail, systématiquement saisie pour vérifier si les licenciements de représentants du personnel sont justifiés, a refusé cette procédure à quatre reprises. L’administration juge d’une part que les faits reprochés à Gaël Quirante ne sont pas assez graves pour le licencier et d’autre part qu’il est visé en raison de ses activités syndicales. Par deux fois, un ministre du travail avait confirmé ce refus de licenciement. L’actuelle occupante du poste vient donc de changer de position, et ce malgré un nouveau rapport qui recommandait de refuser une fois de plus le licenciement.