Affaire de Karachi : ce que le témoin-clef a dit au juge

Par et

Soupçonné d'avoir financé de manière occulte la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995 en marge d'un contrat d'armement avec le Pakistan, l'intermédiaire libanais Ziad Takieddine (photo) a contesté devant le juge Trévidic avoir joué le moindre rôle dans cette affaire. Mais il a confirmé avoir été l'objet de la vindicte des chiraquiens. Nos révélations.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Au cœur de l'enquête judiciaire sur l'attentat de Karachi, l'homme d'affaires libanais Ziad Takieddine s'est enfin expliqué dans le cabinet du juge antiterroriste parisien, Marc Trévidic. Ce sulfureux intermédiaire de 59 ans, allergique aux médias, avait, selon nos informations, refusé il y a plusieurs semaines de témoigner devant la mission d'enquête parlementaire créée pour examiner les circonstances ayant entouré l'attaque mortelle, le 8 mai 2002, d'un bus de la direction des constructions navales (DCN) au Pakistan.