Hauts-de-Seine: la décadence de l'empire Sarkozy

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« Le changement, c'est maintenant », y compris dans les Hauts-de-Seine. Le fief de l'ancien chef de l'Etat vacille. Déboussolé, lassé des guerres fratricides et des luttes de pouvoir, son électorat réclame une nouvelle droite, moins bling-bling. Une fin de règne, de cycle qui devrait profiter aux dissidents divers droite qui affrontent les barons. Reportage.

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« Avec toute la pagaille qu'il a semée, je ne pouvais pas voter pour lui une deuxième fois. Au premier tour, j'ai voté Bayrou et au second, eh bien, j'ai voté Hollande. » Josette rougit de honte devant l'étal de tomates. Le 6 mai, elle a voté à gauche pour la première fois, à 82 ans, alors que « la droite, c'est toute (sa) vie ». Un sacrilège pour cette nostalgique du « RPR » des Hauts-de-Seine qui coule une retraite aisée dans les beaux quartiers de Boulogne-Billancourt.

Son maraîcher la rassure : « On est tous perdus en ce moment à l'UMP. Le patron est à Marrakech au bord de la piscine. Les chefs se font la guerre, ils sont en 2017. Au lieu d'être soudés pour les législatives, c'est le champ de bataille. Moi je les préviens : je vote Solère, le dissident, pas Guéant, le parachuté. »