Affaire Bygmalion : Copé débarqué de la présidence de l'UMP

Par et

Auditions d’élus, perquisition à l’UMP, attaques fratricides et contre-feux divers… À peine les européennes terminées, l’affaire Bygmalion s’est considérablement accélérée. Mardi matin, Jean-François Copé a dû démissionner de la présidence de l'UMP.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Tous ceux qui voudraient remettre en cause son action me trouveront sur leur route. (...) Quelles que soient ses décisions, je serai à ses côtés. » C’était en août 2012, trois mois après la défaite de Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé n’avait qu’une ligne à l’UMP, celle de “plus sarkozyste que moi, tu meurs”. Ce jeu, l’ancien chef de l’État s’y prêtait volontiers. L’été dernier encore, il expliquait à ses visiteurs de l’UMP qu’il se fichait « de savoir si Copé (était) sincère ou non, mais qu’au moins lui jou(ait) le jeu », à la différence de François Fillon.