Emmanuel Macron et la presse, histoire d’un mépris

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Le journal Vanity Fair raconte, avec une cascade d’anecdotes à l’appui, le mépris affiché à l’égard de la presse par le chef de l’État et ses proches lieutenants.

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Le journal Vanity Fair consacre une enquête au mépris affiché à l’égard de la presse par le chef de l’État et ses plus proches lieutenants. Le début de l’article donne le ton : « Ce matin du 4 juillet, je termine mon enquête sur la relation totalement inédite qu’Emmanuel Macron tente d’instaurer avec les médias. “Pfff”, souffle d’abord Griveaux. Les journalistes ? Sujet secondaire, sans intérêt. Le zélé lieutenant du chef de l’État commence par renâcler. Il accepte finalement de répondre. Et soudain, le voilà qui se lâche. Il mitraille tel docu­men­taire sur le président (“c’est une merde”), dézingue les dépêches de l’Agence France-Presse (“mal écrites, mal sourcées”) qui ont eu le malheur de lui déplaire. Et file une nouvelle métaphore psychiatrique qui semble beaucoup l’amuser : “Ils sont dans leur monde au Monde. En ce début juillet, le journal, “moins lu que Le Télégramme de Brest, grince, à tort, Griveaux, n’a pas encore révélé l’identité de l’homme casqué surpris à tabasser deux jeunes gens lors d’une manifestation le 1er mai : Alexandre Benalla. Et le porte-parole du gouvernement ne se doute pas une seconde que le nom du chargé de la sécurité auprès d’Emmanuel Macron à l’Élysée barrera quinze jours plus tard la “une” du quotidien du soir, déclenchant l’une de ces affaires dont on ne sait jamais jusqu’où elles peuvent aller et que tout pouvoir redoute. »