Jacques Mézard, le ministre qui s’ennuyait

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Plus rural que citadin, le ministre chargé des territoires apparaît comme un homme peu concerné par son propre ministère.

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À l’occasion de la publication du « plan banlieues » de Jean-Louis Borloo, Libération consacre un petit portrait peu flatteur au ministre des territoires, Jacques Mézard. « Égaré dans un univers qui n’est pas le sien », « il ne connaît pas ces questions [de politique de la ville – ndlr]. Pire on sent qu’elles l’ennuient », « Jacques ne s’intéresse qu’à la ruralité. Le centre du monde, pour lui, c’est Aurillac », disent de lui ses proches – ou moins proches. Un ministre radical de gauche taillé pour l’agriculture, et qui, finalement, a écopé de la Ville, du fait de la démission de Richard Ferrand, mis en cause dans une affaire immobilière au début du quinquennat.