Surexploités, des travailleurs saisonniers marocains font valoir leurs droits

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En milieu rural ou agricole, à l’abri des regards, des travailleurs saisonniers marocains sont exploités. Quatre bûcherons, payés moins de cent euros par mois pour un plein-temps, ont obtenu justice jeudi devant les prud’hommes à Châteauroux. À Arles, des ouvriers s’apprêtent aussi à poursuivre leurs employeurs.

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C'est une décision assez rare. Quatre bûcherons saisonniers marocains viennent de gagner aux prud’hommes contre leur ancien employeur turc Ahmet Siranli, lui-même ancien bûcheron, installé à Neuvy-Saint-Sépulchre, dans l’Indre. Ce jeudi 23 août, les juges ont constaté des irrégularités de paie et même, certains mois, une absence de rémunération. Hamid A., Driss A., Mustapha N. et Rachid A. ont obtenu chacun entre 4 000 et 6 000 euros en réparation.