Pour Macron, la transition écologique carbure au nucléaire

Par et

Lors de la présentation de sa stratégie sur le climat pour les dix prochaines années, le président a confirmé que des réacteurs nucléaires seraient fermés ; mais l’option d’ouvrir de nouvelles tranches demeure. Sur les transports, l’État s’en tient au minimum.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Cette transition ne doit pas se faire à n’importe quel prix. » En présentant sa feuille de route de transition écologique pour les dix ans à venir en pleine mobilisation des « gilets jaunes », c’est peu dire qu’Emmanuel Macron marchait sur des œufs. Dans son discours d’une heure, à l’Élysée et en présence d’environ 150 invités – chefs de groupe parlementaire, députés, représentants d’ONG… –, le président de la République a affirmé à plusieurs reprises ne pas changer de cap. C’est sans doute vrai. Mais il a surtout affirmé qu’il ne changerait pas de voilure quand tout – et en particulier le dernier rapport du GIEC – imposerait d’accélérer.