Toutes les recettes utilisées par la communication d’entreprise pour banaliser les faits ne parviendront pas à masquer la réalité. Tout ne va pas mieux que bien chez GDF-Suez. Six ans après, la fusion entre les deux groupes « pour construire le leader européen du gaz » est même en  train de tourner au fiasco. Jeudi, le groupe a annoncé une perte de 9,7 milliards d’euros, à la suite de 15 milliards d’euros de dépréciation d’actifs. Dans la vie d’une entreprise, cela s’appelle une catastrophe industrielle, surtout quand cela concerne un secteur aussi oligopolistique que l’énergie.