En France, des caméras-piétons au service des policiers plus que des citoyens

Par et

La police et la gendarmerie vont expérimenter un enregistrement vidéo systématique des contrôles d’identité réalisés dans 23 zones de sécurité prioritaires (ZSP). Testées depuis 2013 dans ces zones, les caméras-piétons y ont surtout servi à étayer les dires des agents lors de procédures pour outrage, rébellion ou violence, et à identifier les auteurs d’infractions.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

À défaut de récépissé pour lutter contre les contrôles au faciès, la police et la gendarmerie françaises expérimenteront à partir du 1er mars 2017 un enregistrement vidéo systématique des contrôles d’identité dans plusieurs zones de sécurité prioritaires (ZSP). À chaque contrôle, selon le projet de décret consulté par Mediapart, les agents « porteurs d’une caméra mobile (…) procèdent systématiquement par ce moyen à l’enregistrement des contrôles d’identité qu’ils effectuent sur la voie publique ». Selon nos informations, 23 ZSP sont concernées, situées à Marseille, Vernon, Forbach, Gonesse, Nice, Toulouse, Lyon, Mantes-la-Jolie, Grigny, Viry Châtillon, Paris, ainsi que dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis, et dans le Val-de-Marne.