Branle-bas de combat chez les psychiatres

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La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, vient d'entamer une «concertation» avec les organisations syndicales sur la réforme de l'hospitalisation psychiatrique sans consentement. Elle devrait se poursuivre en janvier et aboutir à une loi, voulue par Nicolas Sarkozy. À la suite du meurtre d'un étudiant à Grenoble tué par un patient schizophrène, le chef de l'État a prononcé un discours à tonalité sécuritaire qui a provoqué une levée de boucliers. Pétitions et communiqués circulent dans la profession pour dénoncer l'assimilation entre folie et délinquance.

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La psychiatrie est traversée par une vague de protestations inhabituelle dont on ne sait sur quoi elle va déboucher. Les appels et pétitions circulent à grande vitesse sur internet et ailleurs, les débats s'organisent, les professionnels prennent la parole, individuellement ou en groupe. L'intervention de Nicolas Sarkozy dans l'hôpital psychiatrique d'Antony le 2 décembre, annonçant une réforme de l'hospitalisation sous contrainte, a été le déclencheur de cette mise en mouvement.