Nicolas Dupont-Aignan rallie le FN pour «recomposer la vie politique»

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Le candidat souverainiste, dont le mouvement est asphyxié financièrement, a officialisé son ralliement à la candidate du Front national pour le second tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen, au cours d’une conférence de presse commune, a précisé qu’il serait son premier ministre si elle était élue le 7 mai. 

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Officiellement, ce n’est pas un « ralliement », mais un « accord de gouvernement ». Samedi, le candidat de Debout la France, arrivé de peu sous la barre des 5 %, avec 4,7 % des voix, au premier tour de l’élection présidentielle, a détaillé les raisons de son soutien à Marine Le Pen. Lors d’une conférence de presse commune avec la candidate du Front national, Nicolas Dupont-Aignan, dont le parti est étranglé financièrement puisqu’il ne bénéficiera que d’un très faible remboursement de ses frais de campagne, n’a pas lésiné sur les formules pour justifier son revirement. « C’est un jour historique, car nous faisons passer les intérêts de la France avant les intérêts partisans », a ainsi tenté d’expliquer le candidat souverainiste, qui, depuis qu’il avait claqué la porte de l’UMP en 2007, s’était toujours défendu d’un quelconque rapprochement avec l’extrême droite.