L'Etat centralise les écoutes judiciaires

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D'ici 2013, toutes les interceptions judiciaires (écoutes, fadettes, SMS, géolocalisations, mails, etc.) passeront par une plateforme unique sous la responsabilité du ministère de la justice. Ce dernier entend rationaliser le système, alors que les impayés en matière d'écoutes s'élèvent à plusieurs millions d'euros. En juin, faute d'être payée, une société spécialisée a même levé ses astreintes la nuit et le week-end. Mais cette centralisation des écoutes inquiète certains professionnels, qui y voient une volonté de mainmise du pouvoir sur les enquêtes.

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L'Etat reprend la main sur les écoutes téléphoniques. D'ici avril 2013, l'ensemble des interceptions judiciaires (dont les écoutes) passeront par une plateforme nationale, qui remplacera les quelque 150 à 200 stations d'écoutes aujourd'hui installées dans les grands centres de la gendarmerie et de la police.