La « filière russe » du Front national, depuis le début, c’est lui : Jean-Marie Le Pen. Le président d’honneur du Front national répète, depuis la déconfiture de l’Union soviétique, qu’il se bat pour une Europe de « Brest à Vladivostok ». Il était encore à Moscou fin octobre, où il a salué la prise de la Crimée – « qui a toujours été une province russe ». Il était logique qu’il bénéficie aussi du soutien financier accordé par la Russie au Front national, une demande portant sur des besoins estimés à 40 millions d’euros, comme Mediapart l’a révélé.