L’authentique histoire des fausses citations, saison 2 (8/8)

«Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire»

Généralement signée Voltaire, la célèbre formule resurgit à chaque fois qu’on reproche à tel ou tel d’avoir publié un texte révoltant ou donné la parole à des personnages dont les idées heurtent ou scandalisent. Devise de tous ceux qui affirment lutter contre le politiquement correct, la phrase pose pourtant un problème de taille : Voltaire ne l’a jamais écrite. Mieux, il est permis de douter qu’elle reflète bien sa pensée – ou du moins ses actes.

Jean-Christophe Piot

14 août 2020 à 12h58

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Eh non ! Vous aurez beau chercher, la célèbre formule qu’on retrouve à longueur d’articles, de discours, de mèmes et parfois de tweets ne figure en réalité nulle part, dans aucun des textes, des ouvrages, des pièces ou des quelque 15 000 lettres écrites et/ou publiées par François-Marie Arouet, dit Voltaire, au cours de sa longue carrière littéraire. Vous trouverez pourtant bien ici ou là une référence à une source précise, en l’occurrence une missive du philosophe adressée le 6 février 1770 à l’abbé Le Riche et où figurerait la phrase : « Monsieur l’abbé, je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à écrire. »

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

À ne pas manquer

Nucléaire — Enquête
Centrale nucléaire de Tricastin : des dissimulations en cascade
Dans l’affaire du lanceur d’alerte de la centrale du Tricastin qui porte plainte contre EDF, de nouveaux éléments consultés par Mediapart révèlent que l’Autorité de sûreté du nucléaire connaissait depuis longtemps le problème. Selon un document interne, EDF a menti et l’autorité de sûreté également dans sa communication publique.
par Jade Lindgaard
Dossier. L’affaire Kohler — Enquête
La note qui relance l’affaire Kohler
La Sfil, une discrète banque publique qui assure les financements des bateaux achetés en France par le groupe MSC, s’est réjouie en 2020 de bénéficier du « soutien » du secrétaire général de l’Élysée. Ce dernier a des liens familiaux avec les Aponte, les principaux actionnaires de MSC.
par Martine Orange
Gauche(s) — Analyse
Programme présidentiel de Mélenchon : ce qui change, ce qui demeure
Réactualisé à l’aune du quinquennat écoulé, « L’Avenir en commun » est débarrassé des points qui avaient le plus fait polémique en 2017, comme l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne. Pour le reste, la continuité domine : VIe République, planification écologique et partage des richesses.
par Fabien Escalona et Pauline Graulle
Droite — Enquête
Guillaume Peltier met l’argent public au service de sa petite entreprise politique
Le député Guillaume Peltier, figure des Républicains qui flirte avec l’extrême droite, a organisé tout un système pour servir son destin personnel, qu’il imagine présidentiel. Mais d'après notre enquête, son projet se construit avec des moyens publics. Et certains de ses plus grands donateurs obtiennent des avantages douteux.
par Sarah Brethes et Antton Rouget

Nos émissions