L’Etat français enferme les migrants en transit à Calais par centaines

Lors de sa visite à Calais, le ministre de l'intérieur a promis des « tentes chauffées » aux exilés vivant dans le bidonville. Depuis, les placements en rétention se multiplient. Des familles sont séparées car les migrants interpellés sont envoyés aux quatre coins du pays. Les associations dénoncent un « recours massif » à la privation de liberté.

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Cela a commencé lors de la visite de Bernard Cazeneuve à Calais. Et cela n’en finit pas. Depuis le 21 octobre, des centaines de migrants et réfugiés vivant dans ce qui est devenu l’un des plus vastes bidonvilles d’Europe (6 000 personnes survivent tant bien que mal dans la « new jungle » devenue quasi officielle, à l’écart de la ville) sont interpellés et placés dans des centres de rétention administrative (CRA) partout en France : selon les décomptes du militant Philippe Wannesson sur son blog Passeurs d’hospitalités, 46 exilés ont été envoyés à Nîmes le jour du déplacement du ministre de l’intérieur, 50 au Mesnil-Amelot en région parisienne le lendemain, 50 à Toulouse-Cornebarrieu le 23 octobre, 62 à Metz le 25 octobre, 50 à Marseille le 26 octobre, 50 à nouveau à Nîmes le 27 octobre. « Les rafles continuent », note le blogueur, qui observe qu’une cinquantaine de personnes sont arrivées au centre de rétention de Vincennes le 29 octobre. Les CRA de Nice, Oissel et Marseille seraient également mis à contribution.

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